Textes de Fou octobre 6, 2022

je connais mes addictions

Je connais mes addictions

Addiction et travail

Workaholic (travailleur compulsif), jeu de mots en anglais à partir d’ « alcoolique » et de « travail », chantait le duo mortel 2 Unlimited (techno/dance). À la suite d’une addiction caractérisée au travail, j’ai subi un burn-out à l’âge de 26 ans. Angoisses et dépressions continues furent mon quotidien pendant dix années consécutives. Je vivais en 4 fois 35, c’est-à-dire : 35 heures de travail, et ce, 3 fois par semaine ; 35 heures de sport par semaine ; 35 litres de Red Bull par semaine (mon seul liquide) ; 35 heures de sommeil par semaine. Soit un problème à résoudre : 175 heures de vie pour une semaine de 168 heures. C’est une énigme. Résultat, il m’aura fallu dix années de souffrance mentale, dont la majorité vécut en psychiatrie, pour refaire surface. Je vis à l’extrême absolu.

Addiction et alcool

L’alcoolique de l’extrême. Toujours dans les extrêmes, je vivais avec l’alcool : 75 cl d’alcool fort par jour (minimum), que j’alternais entre le whisky, la vodka et le rhum. Avec le thé et le café, ces liquides, qui pour moi sont divins, étaient mes préférés, et de loin. L’eau c’est la vie ! Mon cul ! L’eau, ça rouille ! Le vin, ça ne compte pas. C’est un breuvage suprême et exquis que l’on déguste tel un bon cigare. Le whisky aussi, quand la qualité est au rendez-vous. La vodka et le rhum, c’est pour démarrer les tracteurs en plein hiver. Je n’ai rien à écrire d’autre sur l’alcool.

Addiction et médicament

« Vous êtes un toxicomane, monsieur Belarbi ! » me répondait une psychiatre quand je lui demandais de me prescrire la dose maximum de Xanax et de Tercian afin de calmer mes angoisses. Seuls le sommeil profond et l’écriture m’apaisaient réellement. Bien que je fusse hospitalisé en psychiatrie aiguë avec un encadrement médical et social, rien n’y faisait. Je stressais et tous les voyants étaient au rouge. Rouge sang !

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