Textes de Fou octobre 6, 2022

Jazz et voyage

Jazz et voyage

Je me laisse bercer par des notes noires et blanches. Le jazz me permet d’écrire en rythme et m’inspire pour des mots voyageurs sans censures. Je navigue sur une mer sage remplie de sirènes qui ont du dévouement pour mon âme. Je glisse sur une vague infinie, elle est belle et si douce cette écume. Mon cap est incertain sur une brise du matin.  Je prends les devants pour une mélodie envoûtante et vertigineuse. Laissez-vous aller, il fait frais, c’est divin. Profitez de la nage, débarrassez-vous de la rage, elle n’est qu’une simple page tournée vers un passé accidenté et oublié.

Je vous ordonne de vous détendre en musique et prose. Non, je ne vous oblige à rien finalement. Faites ce qu’il vous semble juste ou injuste. Vice et vertu forment une paire câline, un équilibre mental sans failles. Second acte, le naufrage de votre navire, échoué sur une île déserte. Votre seul ami ? Le son des oiseaux marins et des noix de coco qui tombent sur un sol sablonneux. Pas de couteau, pas d’ennemi, c’est bientôt la fin de votre vie que vous avez tant désirée. Peut-être allez-vous faire une rencontre ? Pas celle qui est attendue, la surprise vous excite.

Vous vous endormez à la belle étoile. Le réveil est choquant, l’eau bouillante vous a retiré de votre rêve sexuel. De sublimes Déesses démoniaques et enivrantes sont autour de vous. Elles chantent en cœurs des mots que vous ne comprenez pas. La scène est horrible puisqu’elles vont vous faire cuire puis vous bouffer, vous déguster. Votre agitation naturelle renverse la chauffe-gamelle géante improvisée et cela agace fortement vos fins gourmets. Avec le reste de vos forces, vous courrez comme jamais en direction d’une plage où les coraux déchiquètent vos pieds libérant suffisamment de sang pour alerter les requins qu’un festin, non loin, se prépare. Ces poissons maudits se délectent de votre chair déshydratée pourtant tendre. Vous ne regrettez rien, vous êtes enfin mort.

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